Un réseau culturel, pour quoi faire ?

Le réseau est l'émanation des acteurs de terrain

Sa spécificité est de réunir tous les acteurs de l'enseignement agricole public qui travaillent pour l'animation et l'action culturelle : l'enseignement agricole a en effet développé un système éducatif spécifique, avec la mission d'animation des territoires et le dispositif de l'éducation socioculturelle. Les établissements sont encouragés à mettre en oeuvre un projet d'animation et de développement culturel qui associe l'ensemble de la communauté éducative, les associations d'élèves et les partenaires culturels extérieurs.

Le réseau national offre aux acteurs un lieu de réflexion, de proposition et d'appui, en capitalisant expériences, références, et compétences, pour susciter, encourager, accompagner les actions sur le terrain.

Dans le cadre d'une école ouverte, l'action culturelle articule les disciplines de formation entre elles, et construit un lien dynamique entre formation et animation des territoires, dans un processus de médiation. Elle mobilise donc les ressources que nous offrent les avancées des sciences sociales, des sciences de l'éducation, et les évolutions du champ de la création artistique.

Les principales problématiques autour desquelles la réflexion s'organise sont les suivantes :

  • l'articulation avec les domaines d'intervention propres du ministère de l'Agriculture : formation initiale et continue, développement rural, développement durable, aménagement, environnement, paysages, tourisme,...Le réseau ADC peut également être amené à croiser des approches d'éducation artistique et culturelle avec les thématiques d'autres réseaux de la DGER, horticulture/paysage, éducation à la santé...
  • la dynamique propre de l'appareil d'enseignement, des établissements aux DRAAF et au ministère : comment chaque niveau de l'appareil met en oeuvre la mission d'animation et de développement culturel, avec les compétences qui sont les siennes ? Au-delà du constat de l'hétérogénéité des situations régionales et des projets d'établissement, c'est l'analyse des freins et des blocages, des avancées et des réussites qui devrait permettre d'établir les opportunités et les atouts, les contraintes et les faiblesses du système, et de capitaliser les acquis.
  • le développement du partenariat (associations, autres ministères, collectivités territoriales...), sachant qu'il existe certains leviers sur lesquels on peut peser pour installer durablement les collaborations, notamment les lois sur l'aménagement du territoire et sur la place du service public en milieu rural, et la loi d'orientation agricole.
  • la réflexion avec notre principal partenaire, le ministère de la Culture, dans le cadre de la convention Culture-Agriculture : quels objectifs, sur quelles thématiques, avec quels moyens, et, là encore, quelle organisation ?

Les objectifs du réseau "animation et développement culturel"

  • Participer à la recherche sur les outils d'analyse, les outils méthodologiques, les concepts, en relation avec instituts, université, personnes ressources, acteurs de terrain... donc constituer des groupes de travail thématiques qui organisent la réflexion.
  • Constituer un observatoire des actions culturelles en milieu rural : suivi d'actions innovantes, recherche/action, expérimentations... Repérage des acteurs, des actions, pour les analyser, les faire connaître. Le réseau peut accompagner les actions régionales demandeuses (information, sensibilisation, mise en relation...).
  • Diffuser la production conceptuelle, susciter des débats, valoriser les actions, capitaliser l'expérience collective. Le réseau publie la revue Champs Culturels, organise des rencontres régionales ou nationales, participe à l'organisation de stages de formation en relation avec les écoles nationales, participe à la formation des professeurs.

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Dernière mise à jour le 07 novembre 2014