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Les enseignants dans les établissements publics d'enseignement technique agricole en 2008-2009

StatEA numéro 09-05

Mise à jour le 5 juin 2009

A la rentrée 2008, 7406 enseignants titulaires et contractuels assurent des cours dans les lycées des établissements publics locaux d'enseignement et de formation professionnelle agricoles (EPLEFPA) pour 63215 élèves ou étudiants se répartissant pour un tiers dans les formations générales ou technologiques et pour deux tiers en formations professionnelles.
La moyenne d'âge de ces enseignants est de 42,8 ans, seulement 8,5 % ont moins de 30 ans dont principalement des agents contractuels. Les femmes représentent plus de la moitié des enseignants avec une moyenne d'âge de 2 ans inférieure à celle des hommes. L'exercice à temps partiel est fortement lié au statut et au genre de l'enseignant. Sur le volume global des heures d'enseignement délivrées dans les lycées publics agricoles, 35 % sont données dans des disciplines spécifiques à l'enseignement agricole.
En dehors du face à face élève, les enseignants exercent un certain nombre d'activités qui complètent les activités réalisées en classe ou qui sont consacrées à l'exercice des autres missions assignées par le code rural à l'enseignement agricole.

A la rentrée 2008, 7406 enseignants titulaires ou contractuels assurent des cours dans les 213 lycées des établissements publics locaux d'enseignement et de formation professionnelle agricoles (EPLEFPA) en France métropolitaine et dans les DOM. Les femmes constituent un peu plus de la moitié des enseignants des lycées d'enseignement général technique agricole (LEGTA) et des lycées professionnels agricoles (LPA).

Les caractéristiques de la population enseignante

La moyenne d'âge de ces enseignants est de 42,8 ans. Dans les établissements publics du second degré sous tutelle du ministère de l'éducation nationale, la moyenne d'âge observée baisse également dans les mêmes proportions et reste légèrement inférieure à celle de l'agriculture (41,7 ans).

Dans les lycées agricoles publics, la principale tranche d'âge est celle des 30-40 ans, elle représente 37,3% des enseignants. La répartition par âge de cette population est significativement différente entre les hommes et les femmes, 71,2% des enseignantes se situant entre 30 et 50 ans contre 62,5 % pour les hommes. Les enseignantes sont plus nombreuses et plus jeunes que les hommes. En effet, 57,5% des 25-45 ans sont des femmes, a contrario 56,8% des plus de 45 ans sont des hommes. Les moins de 30 ans représentent 8,5% des enseignants et parmi eux 53,8% sont des agents contractuels. En effet, la moyenne d'âge des agents contractuels est de 35,6 ans ans, soit 8,5 ans de moins que celle des enseignants titulaires.

6627 agents titulaires et plus de 1179 agents contractuels participent à la délivrance de cours dans les lycées publics. Les deux principaux corps d'enseignants titulaires sont les PLPA et les PCEA, à hauteur de 73,8% des effectifs. Une des caractéristiques de l'enseignement technique agricole est la participation d'ingénieurs à la formation : on dénombre 315 ingénieurs affectés dans ces lycées, soit 4,2 % des personnels enseignants en lycées des EPLEFPA. Le corps des IGREF présente l'âge moyen le plus élevé des corps assurant des enseignements (49,1 ans) et, malgré une parité bien respectée au sein de ce corps, l'âge moyen des femmes est de 7 ans inférieur à celui des hommes. On observe une situation similaire pour les IAE, avec un écart plus faible entre la moyenne d'âge des hommes et celle des femmes (4,2 ans), mais il constitue le corps dont les enseignants titulaires sont les plus jeunes (38,7 ans de moyenne d'âge).

L'analyse du rapport des plus de 50 ans sur les moins de 30 ans révèle une opposition entre les régions du sud de la France et celles du nord. Sous une ligne courbe passant par la Bretagne et la Franche-Comté, le nombre des enseignants âgés de plus de 50 ans est supérieur de 2,6 fois à celui des moins de 30 ans. L'Aquitaine présente un ratio particulièrement élevé et en hausse (10,2) qui peut être corrélé, en partie, au faible effectif d'agents contractuels présents dans cette région. Les ratios les plus faibles sont observés en Corse, Basse-Normandie et Picardie qui approchent l'équilibre entre les moins de 30 ans et les plus de 50 ans.

L'exercice à temps partiel, qui concerne 19,6% des enseignants, semble être fortement lié au statut et au genre de l'agent. En effet, 48,7% des agents contractuels en EPLEFPA exercent leur activité à temps partiel, alors que pour les agents titulaires la part des temps partiels ne s'élève qu'à 14%. De même, 71,1% des postes d'enseignant à temps partiel sont occupés par des femmes.

Les disciplines enseignées dans les lycées

Les 63215 élèves ou étudiants accueillis dans les lycées publics agricoles se répartissent pour un tiers dans les formations générales ou technologiques et pour deux tiers dans les formations professionnelles, elles-même réparties en quatre secteurs professionnels : production, transformation, aménagement et services.

La répartition horaire des disciplines au sein des modules de formation des enseignements obligatoires est définie par des référentiels de formation. Le service des enseignants s'établit dans chaque établissement au regard de ces besoins de formation. Au niveau national, la population enseignante se répartit dans des groupes de disciplines.

Les groupes de disciplines d'enseignement les plus représentés concernent la biologie et les techniques de production et d'aménagement. Viennent ensuite les disciplines littéraires et les disciplines scientifiques et de technologie industrielle.

La répartition des heures d'enseignement dispensées en face à face élèves se ventile comme suit : 71,3 % en heures de cours, 19,3 % en travaux pratiques ou dirigés (TP/TD), 5,2 % en heures de pluridisciplinarité et 4,2 % en heures de modules permettant une adaptation de l'enseignement aux besoins du territoire (MIL : module d'intérêt local ou MAR : module d'adaptation régionale). La part des heures de TP/TD est la plus élevée et avoisine 30 % des heures de face à face élèves en CAPA (certificat d'aptitude professionnelle agricole), en cycle de détermination lycée (classes de 2nde générale et technologique) et en classes préparatoires aux grandes écoles (1er cycle supérieur). Les heures destinées aux modules MIL et MAR sont particulièrement significatives en BEPA (brevet d'études professionnelles agricoles) et en BTSA (brevet de technicien supérieur agricole). L'enseignement pluridisciplinaire est plus développé dans les classes de 4e et de 3e, dans les classes de première et de terminale des baccalauréats technologiques ou professionnels, ainsi que dans celles de BTSA.

La répartition des groupes de discipline au sein des corps délivrant des enseignements reflète la spécificité et la forte identité de l'enseignement agricole. Ainsi, les ingénieurs dispensent leurs savoirs majoritairement dans les disciplines technico-économiques et celles qui sont en rapport avec un triptyque " agronomie-alimentation-environnement ". Les disciplines générales, correspondant au socle traditionnel des formations, sont plutôt enseignées par les autres corps.

Les enseignantes sont minoritaires dans les groupes de matières à caractère scientifique et en EPS. Elles deviennent par contre majoritaires dans les disciplines à caractère littéraire où elles représentent plus des trois-quarts des enseignants.

La moitié des heures d'enseignement dispensées en face à face élèves dans les lycées publics agricoles le sont aux élèves qui préparent un baccalauréat. Les élèves de CAPA et de BEPA mobilisent plus d'un quart des heures d'enseignement, et le niveau III, composé des CPGE et des BTSA, environ 17 % de ces heures.

A l'intérieur des groupes de matières, on distingue les enseignements qui relèvent de disciplines communes à l'enseignement général et celles qui sont propres à l'enseignement agricole : éducation socioculturelle, technologies associées à l'enseignement de la biologie, de l'agronomie, de la physique chimie et de l'économie. Ces disciplines spécifiques représentent près de 35% des heures d'enseignement dans les lycées publics agricoles.

Avec 21,8 % des heures totales d'enseignement, les heures consacrées aux technologies associées à la biologie sont largement majoritaires et concernent essentiellement les secteurs de la production et de l'aménagement. Ces heures se répartissent à raison de 41,9 % au niveau 5, 40,2 % au niveau 4 et 17,9 % au niveau 3. Les heures consacrées aux technologies associées à l'enseignement de l'économie se répartissent de manière plus équilibrée entre les 3 niveaux de formation (43,1 % au niveau 5, 29,8 % au niveau 4 et 27,1 % au niveau 3). Par contre les heures de technologies liées à l'enseignement de la physique chimie sont réduites et concentrées au niveau 3 (55,9 %). Enfin la part de l'enseignement d'éducation socioculturelle est deux fois plus importante aux niveaux 4 (38,4 %) et 5 (39,9 %) qu'elle ne l'est au niveau 3 (21,6 %).

Les activités des enseignants en dehors du face à face élève

En dehors du face à face élève, les enseignants exercent des activités nécessaires au fonctionnement du système éducatif et qui complètent les activités réalisées en classe. Les décharges horaires prennent en compte un certain nombre de ces activités.

En complément direct du travail en classe, 672 enseignants interviennent dans l'appui au rapport de stage ou dans les actions de soutien scolaire.

Les décharges concernent notamment le fonctionnement des centres de documentation et d'information ou de ressources (572 enseignants), ainsi que les activités d'animation sportive ou socioculturelle avec 1073 enseignants.

Le développement de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication mobilise 148 enseignants.

D'autres types d'activités en dehors du face à face élèves existent dans l'enseignement agricole, au titre de l'exercice des autres missions assignées par le code rural à cet enseignement. Ainsi, parmi les enseignants des lycées publics agricoles :

  • 107 enseignants contribuent à la mission d'insertion. L'exercice de cette mission peut aussi prendre appui sur les activités de relations avec le milieu professionnel, principalement lors du suivi de stage des élèves, et concernent alors près de 1000 enseignants ;
  • 176 enseignants contribuent à la mission de coopération internationale ;
  • 220 enseignants participent à la mission d'expérimentation et de développement ;
  • enfin, 114 enseignants apportent leur concours à la mission d'animation et de développement des territoires.

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