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Le devenir des diplômés du Bac Techno et du Bac S sortis en 2003

StatEA numéro 08-05

Mise à jour le 15 mai 2008

Europe Programme cofinancé par le Fonds Social Européen

L'enquête 2007 auprès des bacs S (bacheliers scientifiques) et des bacs techno (bacheliers technologiques) sortis en 2003, montre que les deux diplômes répondent bien à leur objectif principal de poursuite d'études pour atteindre un niveau supérieur au bac (niveau 4). L'obtention d'un diplôme de niveau 3 concerne 81,4% des élèves diplômés de la filière technologique et 91% de ceux de la filière scientifique. La tendance à la poursuite d'études longues au-delà du niveau 3, s'affermit encore : 25,7% des bac techno diplômés de niveau 3 et 63,2% des bac S diplômés de niveau 3, s'engagent ensuite dans la préparation d'un diplôme de niveau 2.
Depuis 1999, date de leur création, les licences professionnelles accentuent cet essor : les bac techno qui n'étaient alors que 4,3% à s'orienter dans cette voie, sont actuellement 22,6%. Le ratio passe de 6,7% à 18,7% pour les bacs S dans le même laps de temps. Quelle que soit leur filière d'origine, les titulaires d'un BTSA préfèrent les licences professionnelles dites "agricoles" mises en place en partenariat avec des établissements agricoles aux licences professionnelles exclusivement universitaires.

 

La population scolaire enquêtée en 2007

Le fléchissement des effectifs inscrits en terminale technologique, amorcé depuis 2000, s'accentue entre 2001 et 2003 (-6,3%). La série "sciences et techniques de l'agronomie et de l'environnement" (STAE) qui représente 91,9% des effectifs, se consolide. La hiérarchie de ses spécialités reste inchangée : 34,8% des effectifs sont inscrits en "technologie des aménagements", 29,4% en "technologie animale", 26,1% en "technologie végétale" et 9,7% en "technologie des équipements".
Le poids de la série " sciences et technologies du produit agro-alimentaire" (STPA), avec 8,1% des inscrits, se réduit encore. Les effectifs de terminale du bac S continuent de s'amoindrir (-3,3% entre 1999 et 2001, -3,8% entre 2001 et 2003).
La mixité progresse dans les deux diplômes qui restent encore très masculins : les filles représentent 29,2% des effectifs de la filière technologique (27,5% en 2001), 38,9% de ceux de la filière scientifique (34,8% en 2001).
74,1% des élèves de bac techno et 75,4% de ceux de bac S sont inscrits dans des établissements publics.
25,7% des élèves de bac techno et 22,6% de ceux de bac S sont enfants d'agriculteurs, 32,6% et 28,6% ont des parents ouvriers ou employés.
En 2003, le taux de réussite au bac techno est de 76,3% (-0,6 point depuis 2001). Il atteint 86% au bac S (+ 6 points).

Les poursuites d'études des bacheliers technologiques ou scientifiques

La poursuite d'études courtes ou longues, reste la voie plébiscitée par les bacheliers : 95,1% des bac techno et 99,2 % des bac S s'y engagent en 2003 (94,8% et 98,3% en 2001).
Les filles titulaires d'un bac techno en 2003 sont à peine moins nombreuses à faire ce choix que celles de 2001 contrairement aux garçons.
En 2003, les poursuites d'études des bacs techno se déroulent près de 9 fois sur 10 au sein de l'enseignement agricole et correspondent toujours, dans leur très grande majorité, à la préparation d'un BTSA.
Les garçons s'inscrivent plus que les filles à la préparation de ce diplôme (88,8% contre 79,3%). Sont privilégiés les secteurs de la production et de l'aménagement : "analyse et conduite des systèmes d'exploitation" (ACSE) (22,5%), "aménagements paysagers" (12,9%), "productions animales" (10,2%), "technologies végétales" (8,7%) - au détriment de ceux de la transformation (6,5%) et du commerce (5,8%).
La progression des études hors enseignement agricole (12,3% en 2003 contre 9,9% en 2001) est surtout le choix des filles (18,9% ; 9,7% des garçons). Alors que les BTS, notamment en commerce, sciences sociales et communication, et les DEUG sciences humaines sont investis par les filles, les DUT génie biologique et les DEUG "sciences et techniques des activités physiques et sportives" (STAPS) sont des formations plutôt masculines.
La performance des bac techno aux études de niveau 3 s'infléchit légèrement mais reste très bonne (81,4 % des diplômés 2003 contre 83,7% de ceux de 2001).La légère diminution est subie par les garçons dont le taux de réussite passe de 83,7% à 80,4% alors que celui des filles progresse de 83,4% à 84% entre 2001 et 2003.
25,7% des bacs techno 2003 diplômés de niveau 3 accèdent à des études de niveau 2 (+2,9 points par rapport à 2001), les garçons (23,7%) moins que les filles (30,6%). Les licences professionnelles bénéficient d'une forte augmentation : elles représentent 66,5% des poursuites d'études au niveau 2 en 2003, 49,7% en 2001, aux dépens des autres licences (-8,4 points) et des écoles d'ingénieurs (-4,2 points).
En 2003, les bacs S s'orientent moins souvent qu'en 2001 vers un BTSA (34,9% contre 39,1%), pour se diriger vers des études plus diversifiées.
Lorsqu'ils optent pour un BTSA, ils choisissent d'abord l'option "productions animales" (15,9%), puis "analyse et conduite des systèmes d'exploitation" (13,7%), "gestion et protection de la nature" (12,2%). 11,8% des diplômés tentent d'intégrer un cursus d'ingénieur et si les classes préparatoires aux grandes écoles connaissent une légère désaffection, c'est au profit d'une entrée directe en école d'ingénieur (+2,1 points). L'orientation vers des études supérieures hors enseignement agricole est en augmentation constante depuis 1999 et concerne 44,3% des diplômés. La préparation d'un BTS de l'Education Nationale dans des spécialités aussi diverses que le commerce, la diététique, le transport ou la gestion ne représente que 5,7% des poursuites d'études. La plus grande partie des études universitaires se fait en DUT et DEUG, une fois sur cinq en "génie biologique"ou "biologie" puis en "génies industriels divers" ou en première année de médecine ou de pharmacie ou en STAPS. Les études diverses, telles que l'architecture, l'environnement (titres homologués), art, commerce, infographie ou des réorientations de niveau 5 ou 4 conduisant à un brevet professionnel de menuiserie ou un brevet d'Etat d'éducateur sportif, augmentent de 4 points.
91% des diplômés du bac S - les filles comme les garçons - obtiennent un diplôme de niveau 3 (soit 1,6 point de plus qu'en 2001). Ceux qui préparent un BTSA améliorent de 2 points leur performance, alors que les parcours en école d'ingénieurs sont validés de manière un peu moins systématique (-1,3 point). La réussite à l'université reste stable : 86,8%.
Les études longues (au-delà de bac+2), devenues majoritaires chez les diplômés de 2001 progressent de plus de 10 points (63,2% contre 52,9%). Ce sont les licences professionnelles qui bénéficient de cette hausse (10,5% à 18,7%) et attirent plus particulièrement les diplômés BTSA (29%). Les diplômés universitaires (DEUG, DUT et BTS) poursuivent plus volontiers en licence qu'en licence professionnelle (55,6% contre 22,4%). Les cursus d'ingénieurs restent essentiellement orientés vers les écoles supérieures agricoles, contrairement à 2001 où les élèves étaient plus nombreux à choisir d'autres écoles d'ingénieurs.

L'insertion professionnelle des diplômés du bac techno "unique"

Si la finalité première du bac techno demeure la poursuite d'études, la part des bac techno "unique" entrés directement sur le marché du travail ou qui ont poursuivi des études sans obtenir de diplôme de niveau 3 progresse entre 2005 et 2007 de 22,3 % à 24,3%, moins chez les filles que chez les garçons.
Au moment de l'enquête, soit 45 mois après leur sortie de formation, 69,6% de ces bacheliers occupent un emploi (69,9% en 2005), 20,9% sont en études ou en stage (20,5% en 2005) et 8,2% recherchent du travail (8,4% en 2005). 74,6% des hommes travaillent, 7% recherchent un emploi. Parmi ceux qui travaillent : 19,4% sont indépendants, 55,4% sont en CDI et 25,2% sont en CDD ou en emplois aidés. Les femmes sont plus souvent en étude ou en stage que les hommes (28,8% contre 17,8%), 56,4% sont en emploi, 11,4% recherchent du travail. Parmi celles qui travaillent : 13,1% sont indépendantes, 42,9% sont en CDI et 44% sont en CDD ou en emplois aidés.
Les taux globaux d'insertion (+0,5 point) et de chômage (-0,2 point) des bacheliers technologiques restent constants entre 2005 et 2007.

Les secteurs d'activités des diplômés bac techno "unique"

Dans la même période, les emplois des bacs technologiques évoluent de manière significative : les professions intermédiaires passent de 16% à 26,6%, les employés et ouvriers, de 5,7 et 3,6 points. Le léger recul des installations en agriculture (-1,3 point), ne concerne que la population masculine (- 4,1 points). Les emplois d'ouvriers restent majoritaires chez les hommes même si un tassement s'observe (-5,3 points) au profit des professions intermédiaires (+12,5 points) et des employés (+7,5 points). Chez les filles, la proportion des employées chute de 12,6 points, celle des professions intermédiaires augmente de 5,2 points.

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Méthodologie

Les données proviennent d'une enquête réalisée auprès de 1706 anciens élèves de bac S et de 6742 de bac techno, inscrits en classe terminale au cours de l'année scolaire 2002-2003 dans les établissements publics et privés de l'Enseignement agricole. Elle a été effectuée par voie postale au printemps 2007, soit près de 4 ans après la fin du cycle de formation.
56,6% des élèves de bac S et 52,3% des bacs techno ont répondu à cette enquête. Afin d'améliorer la représentativité de la population des répondants par rapport à celle des inscrits, un échantillon redressé des élèves a été constitué. Il comprend 674 individus pour les bac S et 2730 pour les bacs techno.
Les résultats de cette enquête sont mis en parallèle avec ceux de l'enquête réalisée en 2005 dans des conditions identiques.

 

Les mentions d'auteurMAAP - DGER - MISSI (dger.missi@educagri.fr)
1 ter avenue de Lowendal, 75700 Paris 07 SP

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