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Le devenir des diplômés du BEPA sortis en 2002

StatEA numéro 07-05

Mise à jour le 27 avril 2007

L'enquête 2006 auprès des diplômés BEPA sortis en 2002 confirme que ce diplôme a pour finalité principale l'accès à des études de niveau 4. En effet, c'est le cas pour 84% de ces diplômés. L'entrée sur le marché du travail concerne seulement 35,7% des diplômés "BEPA unique". Ceci est variable selon les filières et le genre.
Dans les filières très féminisées des services, les diplômés prolongent moins souvent leur formation et sont encore nombreux à arriver sur le marché de l'emploi avec un BEPA.
Dans un contexte défavorable à l'emploi des jeunes, surtout des moins diplômés, l'insertion des BEPA en 2006 n'est qu'en légère baisse par rapport à 2004 et le taux de chômage n'augmente que très légèrement. Mais cette tendance varie là aussi avec les filières.
Les garçons s'insèrent facilement comme ouvriers et travaillent en majorité dans la production agricole et l'aménagement. Les filles rencontrent plus de difficultés à trouver un emploi. Elles sont souvent employées dans le secteur de la santé ou du social.

La population scolaire enquêtée en 2006

La population enquêtée en 2006 correspond aux diplômés du BEPA 2002. Entre les deux dernières enquêtes, les effectifs des élèves inscrits en année terminale de BEPA diminuent de 9,3%. Ils se répartissent majoritairement entre deux secteurs de formation, la production et les services.

Avec 52,6% de filles, le partage entre les sexes reste stable, ainsi que leur distribution dans les secteurs professionnels et les spécialités.

En effet, les filles constituent 91% des inscrits en commerce et services et les garçons les trois quarts de ceux de la production. Les principales spécialités de formation sont les services aux personnes et la conduite des productions agricoles, productions animales. Les effectifs dans les spécialités regroupant plus de 80% des élèves varient peu depuis l'enquête 2004 sur les sortants 2000. Les services aux personnes accueillent toujours plus d'un élève sur trois de l'ensemble des BEPA.

Un élève sur deux est enfant d'employé ou d'ouvrier et 17% des inscrits ont des parents agriculteurs. 82,1% des élèves présents à l'examen ont obtenu le diplôme du BEPA en 2002.

Les poursuites d'études des anciens élèves diplômés de BEPA en 2002

Le BEPA confirme son rôle de diplôme donnant accès à des études de niveau 4 (baccalauréat, brevet de technicien agricole) : 84% des élèves diplômés en 2002 continuent ou reprennent des études (82,3% en 2000). Les filles sont toujours moins nombreuses à faire ce choix par rapport aux garçons (respectivement 80,4% et 87,8%) bien que l'écart entre eux se réduise légèrement, passant de 8 à 7,4 points.

Les diplômés des secteurs de la production, de l'aménagement ou de la transformation sont toujours plus de 84% à poursuivre des études avec, en tête, les spécialités : "laboratoire contrôle qualité" (97,9%) et "conduite des productions agricoles" (92,2%).

Les diplômés du BEPA "activités hippiques" et du BEPA "élevage canin" poursuivent sensiblement moins des études (respectivement 81,7% et 68,7%).

Cette poursuite d'études correspond majoritairement à la préparation du baccalauréat professionnel. Seuls les élèves de "laboratoire, contrôle qualité" préfèrent, une fois sur deux, préparer un BTA laboratoire d'analyses.

Parmi les 75 à 80% d'élèves du secteur commerce et services qui poursuivent des études, plus de la moitié préparent un BTA "services en milieu rural" (le baccalauréat professionnel correspondant a été mis en place en 2005) et 13,7% tentent les concours proposés par le ministère chargé de la santé (aide soignant ou auxiliaire de puériculture).

40% des diplômés de ce secteur choisissent des études hors de l'enseignement agricole.

Les élèves qui préparent un baccalauréat professionnel de l'enseignement agricole le réussissent à 86,7% et ceux qui choisissent un BTA, à 75,9%.

Globalement, ce sont 76,6% des diplômés BEPA ayant poursuivi leur formation qui obtiennent un diplôme de niveau 4, les garçons plus souvent que les filles (83% contre 70,2%). La réussite dans l'obtention d'un diplôme de niveau 4 est stable entre les deux enquêtes successives.

Parmi l'ensemble des titulaires du BEPA, 25,9% poursuivent des études jusqu'au niveau 3. Ce résultat est en accroissement de 0,9 point par rapport à celui de l'enquête précédente. Parmi eux, près de neuf garçons sur dix continuent leurs études en BTSA. Les filles font des choix d'orientation plus divers : 45% en BTSA, 25% en BTS, les autres se partageant entre les écoles de la santé et l'université.

L'insertion professionnelle des anciens élèves diplômés "BEPA unique"

Les diplômés "BEPA unique" sont les jeunes entrés sur le marché du travail directement après le BEPA ou qui ont poursuivi des études sans obtenir un diplôme de niveau 4.

Un peu plus du tiers des diplômés se trouve dans cette situation, les filles toujours plus souvent que les garçons (43,6% contre 27,1%).

Globalement, la population des "BEPA unique" compte six filles pour quatre garçons. Cette part varie selon les spécialités : les filles représentent la moitié des effectifs de la spécialité "services aux personnes", mais seulement deux jeunes sur dix en "conduite des productions agricoles" ou en "vigne et vin".

En mars 2006, soit 45 mois après la fin de leur formation, 73,3% des diplômés "BEPA unique" ont un emploi. Leur situation est presque équivalente à celle des enquêtés en 2004 (73,9%), mais elle diffère selon le sexe. Si les garçons confortent leur position dans l'emploi (82,8% en 2006, 80,5% en 2004), celle des filles se dégrade (67,8% contre 70%). Ces dernières se retrouvent plus souvent en situation de recherche d'emploi (16,7% contre 15,5%) ou en étude, en stage ou non demandeur d'emploi.

De même, les types de contrat varient selon le sexe et la formation.

Les garçons sont plus souvent indépendants ou employés en CDI (61,3% contre 36,9% pour les filles), alors que les filles occupent davantage des emplois précaires (31% contre 21,4% pour les garçons). Cette différence se retrouve dans les spécialités de formation : en "conduite des productions agricoles", 11,7% des jeunes sont indépendants ou aides familiaux et 50% ont un CDI. Dans les "services aux personnes", seulement 35,2% sont dans l'une ou l'autre de ces situations alors que 35,1% occupent des CDD ou des emplois aidés.

En 2006, le taux d'insertion est de 76,5%, il diminue de 1,8 point par rapport à 2004. L'indicateur de chômage global progresse de 0,8 point mais ce résultat cache des évolutions différentes selon le sexe : en effet, il diminue pour les garçons (-0,8 point) alors qu'il augmente pour les filles (+1,2 point).

Les filières, majoritairement féminines, du commerce et des services connaissent un chômage supérieur à 15%. Dans les filières des secteurs de la production et de l'aménagement, il reste inférieur à cette moyenne, sauf dans les spécialités "productions horticoles" ou "activités hippiques".

Les emplois des anciens élèves diplômés "BEPA unique" en 2006

Près de sept garçons sur dix occupent un emploi d'ouvrier dans l'agriculture ou l'aménagement paysager, dans les autres secteurs ensuite. Ils travaillent dans la production agricole, comme ouvriers polyvalents, mais aussi comme ouvriers d'élevage, conducteurs d'engins agricoles, moins souvent comme ouvriers viticoles ou maraîchers. En revanche, le nombre d'agriculteurs ou aides familiaux diminue de 1,9 point par rapport à 2004, mais le BEPA n'est plus le diplôme de référence pour l'installation. Les ouvriers paysagistes sont employés presque exclusivement par les entreprises du paysage et les collectivités locales. La fonction publique ou le commerce accueillent 15,8% de ces jeunes gens.

Huit jeunes filles sur dix travaillent comme employées dans les secteurs de la santé et du social.

Elles sont embauchées soit par des institutions en tant qu'agents des services hospitaliers, aides soignantes, auxiliaires de puériculture ou aides médico-pédagogiques, soit par des associations comme aides à domicile, auxiliaires de vie ou aides ménagères, soit directement par des particuliers comme assistantes maternelles.

Elles sont également nombreuses à occuper des postes dans la grande et moyenne distribution, la restauration et l'hôtellerie.

En revanche, les postes d'ouvrières diminuent (-1,7 point).

Globalement les secteurs de la production, du commerce et des services liés à l'agriculture, à l'agroalimentaire, à l'aménagement et au milieu rural totalisent 50,5% des emplois ce qui montre une progression de 2,5 points par rapport à 2004.

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