Les trois axes de PRIMO sont déclinés en objectifs opérationnels et en actions prioritaires.
La première catégorie d'actions vise à opérationnaliser l'axe 1 de PRIMO. Dans la continuité du PNI, il s'agit de la réalisation d'études et de chantiers d'adaptation du système de certification (rénovation ou création de diplômes, notamment en UC, adaptation des référentiels, etc.), notamment pour permettre une meilleure prise en compte des acquis.
La seconde catégorie d'actions concrétise les objectifs des axes 2 et 3 de PRIMO. Dans la continuité du PNI, il s'agit d'inciter les acteurs de l'offre publique, à continuer de mettre en oeuvre des actions d'individualisation de la formation.
Cependant, plusieurs infléchissements forts sont proposés par rapport au précédent programme :
- L'ajout ou le renforcement de certains thèmes : l'ingénierie de formation, la mise en oeuvre de l'alternance, l'agriculture durable, les TICE, etc. Ils élargissent le champ d'intervention du programme à la modernisation de l'activité des centres des EPLEFPA ainsi que des établissements d'enseignement supérieurs, et de l'offre qu'ils proposent.
- Un axe spécifique de professionnalisation des acteurs : le programme permet d'envisager une montée en charge des actions de formation des personnels, qu'elles soient de l'ordre de l'adaptation ou de la requalification.
- Des programmes intégrés aux projets régionaux : les actions des acteurs locaux, régionaux ou nationaux seront à situer dans le cadre du projet de l'enseignement agricole public, qu'il soit local, régional ou national. Plusieurs modalités concrètes du programme accompagnent cette logique, notamment le financement forfaitaire des programmes régionaux dans le cadre du respect d'un cahier des charges annexé à la circulaire "PRIMO" (Annexe 1 de la circulaire "PRIMO" du 3 mai 2001 au format pdf, 176 Ko), et la mise en place d'une fonction régionale d'animation du programme donnant lieu à la désignation d'un correspondant régional PRIMO.
- Une animation nationale du programme : au-delà de la seule mutualisation des outils et démarches d'individualisation, la mise en place, en complément d'une fonction de coordination technique, d'une véritable fonction d'animation nationale du programme, cherche à renforcer l'appui aux acteurs locaux et régionaux et à rendre plus cohérentes les actions du programme.
- Une dynamique de réseau : le programme vise aussi à initier une véritable dynamique de réseau des compétences et de ressources humaines des centres publics. Cette dynamique de réseau et son animation doivent constituer une réponse collective des centres publics à l'évolution qualitative et quantitative de la demande en formation, notamment par la mise en place de dispositifs partenariaux de formation. Elle vise aussi à s'inscrire dans une perspective de recherche-développement.
- La promotion de la capacité d'initiative locale : chaque acteur du système, qu'il soit local ou national, se voit offrir la possibilité de proposer des actions d'individualisation et de modernisation présentant un intérêt national. Cette volonté d'ouverture aux innovations doit permettre une meilleure valorisation, et donc un transfert à un maximum d'acteurs, des capacités d'initiative et d'expertise du réseau. Ces actions se verront aidées en fonction des surcoûts qu'entraîne leur intérêt national.

