Présentation
La société en émergence dite de l'information a pour origine le rapprochement de plusieurs techniques : l'audiovisuel, l'informatique, les télécommunications et la robotique.
L'information numérisée peut se manipuler, se stocker, se dupliquer, s'échanger, piloter des machines. Toutes les activités culturelles, industrielles, commerciales, ludiques, irriguées par cette information numérisée, sont concernées.
On apprend, on travaille, on échange, on se distrait autrement. L'information n'est plus confinée dans des lieux professionnalisés tels que les universités, les bibliothèques, les bureaux d'études, les bourses, les salles de rédaction. Elle circule et, de plus en plus, les citoyens et les travailleurs peuvent avoir un accès direct aux sources de l'information, bousculant la notion de territoire tant du point de vue géographique que politique ou économique.
Nous sommes entrés dans une ère d'abondance informationnelle qui peut aussi se révéler sélective. L'accès au savoir s'appuie de plus en plus sur les capacités sociales, cognitives, identitaires des personnes. L'autoformation représente un enjeu mettant en lien le propre développement de la personne, les réseaux humains et numériques.
Dans ce contexte, il faut imaginer de nouveaux outils culturels pour tirer profit de cette richesse, au delà de l'encyclopédisme, et développer la maîtrise des outils techniques de manipulation de l'information, tant pour "faire" que pour "apprendre".
Un nouveau rapport au savoir, comme ensemble de connaissances plus ou moins systématisées, acquises par une activité mentale, est en train de naître qui remet en cause l'organisation hiérarchique du système éducatif et de formation pour déboucher sur de multiples réseaux de compétences. Le renforcement de la culture générale et l'appel à l'autodirection de sa formation devront faire le contre poids à la dispersion généralisée de connaissances, et permettrent à l'individu de tisser ses propres continuités entre les temps et les espaces sociaux.
Objectif
L'objectif de ce colloque est de traiter des enjeux de l'autoformation dans la société de l'information. La modalité proposée est d'interroger les pratiques pour identifier les théories en émergence, et par conséquent se situer davantage dans une démarche de type recherche-développement.
Comité d'organisation
Bernard BLANDIN (CESI)
Bernadette COURTOIS (AFPA)
Pierre LANDRY (Observatoire des Technologies pour l'Education en Europe)
Gérard MLEKUZ (Université de Lille, CUEEP)
André MOISAN (CNAM)
Didier PAQUELIN (ENESAD)
Hervé PREVOST (AFPA).
Comité scientifique
Séraphin ALAVA (Université Toulouse le Mirail)
Georges-Louis BARON (INRP, directeur du département NTE)
Bernard BLANDIN (CESI)
Elisabeth CAILLET (Ministère de la culture)
Alain DERYCKE (Université de Lille, laboratoire Trigone)
Viviane GLIKMAN (INRP)
Claire HEBER-SUFFRIN (Réseau d'Echanges Réciproques de Savoir)
Pierre LANDRY (Observatoire des Technologies pour l'Education en Europe)
André LOECHEL, (Secrétaire de l'association des villes numériques)
Philippe MARC (Centre de Ressources Technologiques - Technocentre Renault)
Jean MICHEL (Ecole Nationale des Ponts et Chaussées)
Jacques PERRIAULT (Université de Poitiers, LARIC)
Daniel POISSON (Université de Lille, CUEPP)
Catherine SKIREDJ (AXA-UAP)
Calendrier
13 novembre 1998 : réception des textes définitifs
10-11-12 décembre 1998 : colloque
Contact
Didier PAQUELIN
ENESAD-CNERTA
26 bd du Docteur Petitjean, B.P. 87999 21079 Dijon cedex
Fax : 03 80 77 26 53
Mél : graf98@educagri.fr

