L'observation des 5 609 apprenants des établissements de l'enseignement agricole, public ou privé, donne des indications particulièrement significatives sur les points suivants.
Les lecteurs : leur comportement de recherche d'information
Activités privilégiées au CDI (par ordre décroissant)
- Lire le journal, une BD
- Faire une recherche documentaire
- Emprunter un document
- Surfer sur Internet
- Utiliser un matériel
- Chercher un renseignement sur l'information
- Utiliser la messagerie électronique
- Faire de la bureautique
Lieux de recherche documentaire identifiés
90% des utilisateurs privilégient le CDI pour leurs recherches documentaires
52% peuvent se connecter au réseau Internet en dehors du CDI
60% viennent au CDI plusieurs fois par semaine, dont plus de 13% tous les jours
Différenciation lecture-plaisir / recherche prescrite
La recherche documentaire et d'informations est le plus souvent sur l'initiative d'une démarche personnelle et d'une commande d'un enseignant
L'utilisation des bases qui intègrent les notices Rénadoc :
Situation
90% des documentalistes n'intègrent dans leur base que les notices des articles parus dans les revues de leur CDI.
Les types d'informations principalement recherchées, concernent les domaines de connaissances de l'enseignement agricole.
Offre de lecture (de périodiques) :
- 18,5% ont moins de 40 abonnements
- 50% de 40 à 80 abonnements
- 31,5% ont plus de 80 abonnements
Condition d'utilisation
Les conditions d'utilisation des bases locales sont déterminées et favorisées par les équipements informatiques des CDI.
70% des établissements ont moins de 5 ordinateurs au CDI, d'où un effort à faire en matière d'équipement.
Plus de 75% des CDI ouvrent plus de 40 heures/semaine (dont 18 % plus de 50 heures).
Sachant qu'un établissement a en moyenne un poste de titulaire en dotation, cela signifie que des personnels à statut très divers y travaillent, et participent à cet accès.
La conséquence de cette ouverture constante est de mettre facilement à disposition les ressources du CDI, et donc la base documentaire.
Méthodes de recherche d'informations
La 1ère méthode de recherche annoncée reste l'accès direct au rayonnage. Le support papier attire toujours, la lecture directe des périodiques reste importante.
Le logiciel documentaire BCDI est utilisé par 80% des personnes répondant à l'enquête alors que 20% utilisent Superdoc.
33% des utilisateurs souhaiteraient une meilleure connaissance (navigation) du logiciel documentaire, d'où la nécessité d'heures d'initiation dans les référentiels.
43% des utilisateurs se servent du logiciel documentaire pour effectuer une recherche, 75% d'entre eux le faisant avec une équation de recherche et 36% en utilisant les descripteurs du thesaurus.
Les utilisateurs privilégient la recherche documentaire au CDI car ils trouvent une aide pour approfondir leurs techniques de recherche.
Internet a pris une part importante dans la pratique des recherches sans toutefois supplanter la recherche documentaire informatisée des bases locales.
Offre et besoins de connexions au réseau Internet
Connexion illimitée pour plus de 70% des CDI avec au minimum 4 ordinateurs ou plus accessibles aux utilisateurs.
9% n'ont encore pas de connexion : question de coût ou crainte de débordement d'utilisation ?
Une collaboration étroite avec les DRTIC serait à soutenir pour conduire une politique cohérente entre les outils et les ressources à distance.
Utilisation du thesaurus par les usagers (sur 43 % des utilisateurs)
75% d'entre eux posent une équation de recherche et 36 % utilisent les descripteurs du thesaurus.
Même si ce résultat paraît satisfaisant, il reste à analyser les freins à son utilisation et voir quel statut il a pour l'usager.
L'observation d'une notice "labellisée" Rénadoc :
Les résultats devront être étudiés plus précisément par le réseau Rénadoc, qui pourra en tirer des enseignements pour :
L'établissement du catalogue national des périodiques
Les bases documentaires des CDI sont composées en grande majorité des notices de Rénadoc, sans ce réseau, les bases seraient plus restreintes en sources d'informations et les données moins actualisées qu'aujourd'hui.
D'où le souci majeur d'actualiser le catalogue national tous les deux ans et de tenir compte des avis des documentalistes qui se font l'écho des besoins des CDI.
La collaboration avec d'autres réseaux indexeurs
Dans 13,5% des bases, des notices du CRDP de Poitiers sont insérées (mémonotices ou mémodocs).
D'où l'intérêt d'une réelle complémentarité entre les réseaux.
La rédaction des notices
L'enquête montre que pour 60% des utilisateurs, le résumé est peu clair, d'où la nécessité de travailler mieux sur les résumés, l'indexation, ce qui implique d'avoir au CDI du personnel qualifié.
Si les phrases nominales sont recommandées, elles semblent rendre opaque le résumé qui devient illisible à l'utilisateur. La clarté des résumés reste à améliorer pour s'adapter au public.
La difficulté de compréhension des résumés est aussi peut être due au niveau induit par le contenu du périodique (ex : Les annales de la recherche urbaine donnent difficilement des résumés faciles).
L'analyse documentaire est une technique délicate qui demande une grande rigueur, un niveau de formation important, du temps et de la réflexion.
Tous ces éléments sont-ils réunis dans les CDI pour obtenir un produit de très haute qualité et quasiment irréprochable ?
Les efforts de formation doivent être poursuivis et accentués.
L'usage du thesaurus
Seulement 36% des utilisateurs utilisent les descripteurs du thesaurus : nécessité d'un apprentissage à la démarche thesaurus ?
Le thesaurus se veut actuellement encore un outil d'indexation ET un outil de recherche documentaire, ce qu'il était du temps ou seul le support papier existait dans les centres de lecture publique.
La différenciation des supports, le foisonnement d'informations sur Internet, et en particulier les recherches en plein texte, font abandonner, plus facilement, à l'utilisateur son usage direct.
Sans doute a-t-il encore un rôle très important à jouer ; soit comme outil d'indexation dans des pratiques plus professionnelles, soit avec un statut à redéfinir pour les usagers ?
La diffusion de la base nationale sur la web
90% des documentalistes n'intègrent dans leur base que les notices des périodiques présents dans leur CDI.
Pour accéder à la base complète, il faut pouvoir consulter la base en ligne.
Près de 43% des utilisateurs des bases souhaiteraient la mise à disposition à l'écran des articles référencés dans la base.
L'élargissement de l'indexation actuelle de périodiques à celle de site web
Internet a déjà pris une place importante dans l'accès au document direct.
Le renouvellement de cette enquête dans quelques années confirmera ou infirmera cette pratique. Il apparaît que les liens doivent être privilégiés : adresses de sites correspondants aux titres de périodiques dépouillés par Rénadoc, analyses de sites web.
Les recherches en seront enrichies s'ils viennent en complémentarité et non en concurrence à la base locale. Ici, encore, il est important de signaler à l'usager le statut de ces deux types de ressources : Internet et base locale.
Une réflexion globale serait intéressante pour lier la ressource Rénadoc au projet EVA (Espace Virtuel pour chaque Apprenant).








