Les fonctions dynamiques du TBI pour visualiser un phénomène scientifique

Christelle BELLENOT, enseignante en physique chimie à l’EPL de Beaune (21) raconte…


Objectifs :

  • permettre aux élèves d’appréhender et comprendre un phénomène invisible à l’œil nu
  • favoriser la mémorisation des notions scientifiques
  • valoriser le travail de groupe lors d’une correction collective


Atouts :

              • facilité et rapidité de réalisation de schémas et dessins
              • interaction avec des objets permettant d’en améliorer la représentation
              • meilleure compréhension  et mémorisation  des notions scientifiques
              • attractivité de l’outil qui facilite le passage au tableau des élèves

                Pour aller plus loin ...

                Découvrez, dans la carte mentale (MindMap) ci-dessous, les possibles de l'outil présentés pour des disciplines et des situations pédagogiques différentes.

                Besoin de vous familiariser avec la notion de carte mentale, consultez l'astuce.

                Point de vue du Prof. TIM par Gaël Plantin (EPL de Marmilhat)

                (Agrandir la carte " Les fonctions dynamiques du TBI pour visualiser un phénomène scientifique")

                Un point de vue, sur cet exemple de pratique, du côté de la recherche par Dominique Guidoni-Stoltz (Eduter Recherche)

                Jusqu’à présent, rien dans les résultats de recherches scientifiques, ne permet de conclure définitivement à un impact positif des tableaux blancs interactifs (TBI) ou tableaux numériques interactifs (TNI) sur la réussite scolaire des élèves. Il semble bien que cela dépende essentiellement de la manière de l’enseignant de l’intégrer dans un scénario pédagogique potentiellement source d’apprentissages, en d’autres termes de ce qu’il fait de l’outil et de la situation d’enseignement-apprentissage dans laquelle s’inscrit l’outil.

                Il semble qu’une fois que l’enseignant a maîtrisé les défis technologiques inhérents à l’utilisation du TBI et se l’est approprié comme instrument pédagogique, ce dernier faciliterait la motivation des élèves (du moins à moyen terme) et constituerait un avantage pour la présentation de certains contenus théoriques.

                Dans la situation présente, le TBI semble permettre à l’enseignante :
                - De centrer l’attention des élèves sur un même objet. Ils disposent chacun d’une feuille d’exercices mais celle-ci est reproduite et projetée à l’ensemble de la classe. Il semble selon l’enseignante que les élèves y trouvent plus d’intérêt (et l’on sait l’importance du plaisir pour apprendre) et qu’ils n’hésitent pas à « passer au tableau ».

                - De pointer l’objet de savoir, de le clarifier auprès des élèves pour faciliter la conceptualisation (la représentation de la structure d’un atome) mais surtout d’en donner une vision dynamique (ce qui apparait essentiel lorsqu’on évoque la difficile question de la réaction chimique qui semble constituer un obstacle épistémologique chez les élèves). Par ailleurs, les représentations dynamiques pourraient faciliter l’utilisation d’un lexique et du langage symbolique de la chimie. Dans la discipline, les représentations dynamiques pourraient aussi faciliter le passage entre différentes approches (expérimentale, microscopique, macroscopique...) entre différentes représentations (conceptions de sens commun et conceptions scientifiques) entre différents raisonnements pour l’explication des phénomènes étudiés.

                - La correction des exercices est sans doute moins fastidieuse du fait du passage des élèves au tableau qui vont manipuler, déplacer des objets (ici des atomes et des particules), pratiquer des essais, se tromper, revenir en arrière... parce qu’elle fait aussi l’objet d’interactions entre les élèves pour construire une solution au problème donné.

                A noter :
                - La « mobilité » du logiciel qui permet à l’enseignant de travailler ses cours en dehors de l’établissement et le temps semble-t-il assez court pour se l’approprier a minima mais le manque de « portabilité » qui semble interdire une utilisation des scénarios avec d’autres logiciels.

                - La nécessité d’adapter l’espace-classe pour permettre une circulation des différents acteurs (voire un travail par petit groupe avec le TBI), de disposer de matériel fiable (plusieurs stylets) et/ou de personnels formés pouvant accompagner l’enseignant sur des problèmes techniques. L’instrument fait évoluer le champ spatio-temporel de la situation pédagogique.

                - Le temps de conception plus long au départ mais un gain de temps dans la réutilisation, mise à jour, rénovation... des préparations de cours.

                - La volonté de l’enseignante de partager, de mutualiser des scénarios pédagogiques, un atout essentiel pour le développement professionnel.

                 

                 

                Dernière mise à jour le 21 novembre 2017