Le Web 2.0 pour transmettre et évaluer des connaissances

Virginie BEERNAERT, professeure documentaliste au LEGTA de Brie-Comte-Robert (77) raconte…


Objectif : Construire un environnement dynamique en ligne pour fournir aux élèves des éléments de cours et leur permettre d’évaluer leurs connaissances.


Atouts :

    • possibilité, pour l’enseignant, de construire son cours en intégrant des documents différents, des liens, des questionnaires (construits sur Google Forms)…
    • outil intuitif, facile d’accès et d’utilisation (pour l’enseignant comme pour les élèves)
    • outil participatif qui mobilise les élèves en leur permettant de travailler collectivement en autonomie
    • forme différente de transmission de savoirs
    • facilité pour suivre les élèves en direct, et donc repérer leurs éventuelles difficultés

      Pour aller plus loin ...

      Découvrez, dans la carte mentale (MindMap) ci-dessous, les possibles de l'outil présentés pour des disciplines et des situations pédagogiques différentes.

      Besoin de vous familiariser avec la notion de carte mentale, consultez l'astuce.

       

      Point de vue du Prof. TIM par Gaël Plantin (EPL de Marmilhat)

      (Agrandir la carte "Le WEB 2.0 pour transmettre et évaluer des connaissances")

      Un point de vue, sur cet exemple de pratique, du côté de la recherche par Dominique Guidoni-Stoltz (Eduter Recherche)

      L’intérêt de l’outil numérique (utilisation d’un espace de cours en ligne) réside surtout ici dans son instrumentalisation par l’enseignant pour construire une forme de situation d’enseignement-apprentissage différente. Il s’agit d’une situation didactique que l’on peut qualifier d’« autoformation tutorée sur site ». La situation semble intéressante pour les élèves comme pour l’enseignante à plusieurs titres :

      - L’engagement des élèves dans la tâche semble facilité par la motivation créée par l’usage des technologies numériques (cheminement et recherche constituant une enquête) mais aussi par un cours en ligne attractif et cohérent avec les objectifs fixés par l’enseignante. Créer un scénario pédagogique en ligne nécessite en effet un alignement pédagogique fort entre objectifs, tâches, ressources, évaluation et donc cognitivement clarifié pour les élèves (pour développer une compétence comme « savoir retrouver dans un document web les éléments qui permettent de le référencer », il vaut sans doute mieux une mise en situation qu’une simple démonstration). L’outil numérique favorise aussi ici la combinaison de contenus et de modalités d’apprentissage pour atteindre les objectifs.

      - L’enseignante s’est approprié l’outil sans trop de difficulté pour concevoir un scénario relevant d’une pédagogie socio-constructiviste permettant aux élèves de coopérer afin de répondre à la tâche prescrite. Si de telles situations d’enseignement-apprentissage sont bien entendu possibles (et courantes) sans le recours au numérique, l’utilisation des TICE facilite ici les possibilités d’individualisation, de suivi, d’accompagnement et d’évaluation des élèves (sur l’ordinateur de l’enseignante comme sur celui des élèves). Si la ressource multimédia semble permettre une utilisation aisée et fonctionnelle, les élèves ne sont toutefois pas laissés en totale autonomie, l’enseignante étant présente tout au long de la séance et jouant un rôle important dans l’appropriation et la construction des apprentissages. Ces derniers sont médiatisés mais font aussi l’objet d’une médiation de l’enseignante. Le retour collectif offre la possibilité d’une formalisation et d’une institutionnalisation des savoirs indispensable aux apprentissages. On sait aujourd’hui par différents travaux de recherche que l’impact positif des technologies varie suivant que le dispositif pédagogique facilite plus ou moins l’activité (cognitive) et l’interactivité ainsi qu’une une expérience riche en terme réflexif et participatif.

      - La création d’un espace de cours en ligne et la conception des cours sont chronophages mais l’utilisation du numérique favorise une conception continuée dans l’usage, c’est-à-dire que l’enseignant peut, à moindre coût les années suivantes, réutiliser, réaménager son cours, utiliser d’autres ressources... Cela pourrait aussi favoriser la collaboration des enseignants pour une conception et une utilisation partagées.

      Toutefois l’ergonomie de la salle informatique doit pouvoir faciliter la circulation de l’enseignante et sa vision de l’ensemble des élèves ainsi que les retours collectifs (avec utilisation d’un vidéoprojecteur ou d’un TBI).

      Dernière mise à jour le 15 mars 2017